Max est un jeune rêveur dont le sensibilité est mise à l’épreuve lorsque ses parents lui annoncent qu’ils vont divorcer. Alors qu’il se sent seul et abandonné, il découvre un vieux vinyl promotionnel du Grand Zabbatini, un magicien qui, entre autre tour, propose une formule d’amour éternel. C’est donc plein d’espérance qu’il se met en quête de ce grand illusionniste.
Bien des années plus tôt, Mosche a, lui aussi, été un jeune rêveur solitaire, fragilisé par la perte prématurée de sa mère et le manque d’amour d’un père trop soucieux de ses propres chagrins. Lui aussi a trouvé refuge dans la magie et l’illusion avant de se faire rattraper par la politique antisémite du troisième Reich…
Max et la grande illusion s’est la rencontre de deux âmes innocentes confrontées à la dure réalité de la vie, qui cherchent le réconfort dans l’illusion et l’espérance d’un monde meilleur. Construit sur l’alternance des chapitres Max-Mosche, 2007-1934, Los Angeles-Prague, ce roman défie les lois spatio-temporelles entraînant le lecteur au cœur des émotions de ces deux jeunes garçons dont la rencontre explosive va venir réconcilier chacun avec la vie. Alors que Mosche se rapproche de l’ineluctable fin de sa vie, Max est encore au seuil de la sienne et il ne tient qu’à lui de comprendre que la vraie magie c’est d’être en vie.
Sur fond de Seconde Guerre Mondiale et d’horreur des camps de concentration, Emanuel Bergmann signe un premier roman touchant, empli d’émotions dans lequel le monde du cirque met des paillettes plein les yeux, comme autant de poussières venues irritées nos yeux pleurant sur la cruauté des Hommes et l’abomination de l’extermination d’innocents.
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