Ce roman est éblouissant par son premier chapitre. En se concentrant pendant quelques pages sur Nicéphore Niepce, la romancière fixe les principaux thèmes de son texte : la famille, l’obsession créatrice, la captation du temps, la vérité des représentations et la cohabitation des noeuds intérieurs. Tout cela est présent permettant aux lecteurs de disposer tout au long du texte d’images fortes. La puissance de la photographie est utilisée pour fixer des sujets qui seront ensuite explorées grâce aux nuances de la littérature. Ingrid Thobois développe toute la psychologie de Joaquim et de ses proches dans une quête intime et humaniste. Il n’est question que de paix. En s’appuyant sur la dernière guerre européenne, elle confronte cette notion aux tourments actuels. Elle revient aux sources (de la photographie, de la famille, de Joaquim) pour mieux montrer la persistance des troubles et des défis...
Pour en savoir plus, lisez ma critique sur mon blog Le tourneur de pages https://tourneurdepages.wordpress.com/2018/10/01/miss-sarajevo/