Voilà jusqu'ici mon vrai gros coup de coeur de cette rentrée littéraire. le genre de livre que j'aimerais en permanence avoir entre les mains, d'une simplicité, d'une dureté, et à la fois d'une beauté et d'une pureté des plus touchantes.
Pourtant l'histoire de ce jeune garçon prénommé Nami est initialement très loin d'être un conte de fées. Grandissant avec ses grands-parents dans un village de pêcheurs où les ressources viennent à manquer et où l'ombre Russe plane encore, ce texte est un magnifique roman d'apprentissage. Et pour apprendre il faut parfois (toujours) en baver.
À Nami rien est épargné, la pauvreté et la solitude seront dans un premier temps ses seuls compagnons d'infortune. Il devra se forger une destinée à la seule force de son obstination. Un mantra en guise de moteur ; retrouver un être cher qu'il ne connaît pas encore.
Partir loin de ses bases, partir parce que l'on a pas d'autres choix, partir vers l'inconnu pour un jeune garçon qui ne connait rien d'autre que son petit village natal.
Affronter la ville et ses dangers, bosser dans des conditions à faire pâlir l'Unicef, se forger une force de résilience et devenir plus vite que prévu un jeune adulte.
Un texte à découvrir, qui vous marquera par la difficulté des épreuves auxquelles sera confrontées ce petit garçon, la vitesse à laquelle il grandira, sa capacité à endurer sa situation sociale précaire.
Avec une très belle plume, Bianca Bellova nous emmène dans une quête en forme de pèlerinage initiatique. Un texte magnifique, à lire dès le 23 août, et à défendre vertement en tant que libraire ☺️