Alors que je me réjouissais vraiment dentrer dans le livre (quatrième de couverture prometteur, bien coté sur la plupart des sites), jai été déçu dès la fin de la première page.
Le personnage central, touriste pas très heureux de sa vie, qui trouve ses enfants un peu cons, décide darrêter de fumer. Lauteur nous livre alors une bonne grosse page bien lourde pour décrire la courbe de ce dernier mégot qui va finir sa course sur le crâne dun patriarche local ancien colon. La brûlure va le pousser à larticle de la mort et entraîner notre personnage principal totalement dénué de volonté dans un imbroglio juridique sauce locale avec des décisions et sanctions alambiquées auxquelles il se pliera presque volontiers. Du coup, on crie au Kafka. Sauf que Kafka nétait pas obligé daller chercher des mots compliqués pour bien écrire, et surtout a su donner à ses personnage de la profondeur. Ici, que dalle. Tout juste arrive-t-on à bien ressentir sa fatigue. Ce qui fait écho à la fatigue que lon a à découvrir ce périple interminable qui ne sert quà enfoncer le clou : les personnages sont tous étranges. Létranger qui ne parvient pas à comprendre dautres modes de raisonnement. Attention, critique de nos sociétés coloniales, bla-bla.
Lauteur termine par une couche de philosophie et danthropologie, genre je sais que Levi-Strauss nétait pas un vendeur de jeans, et un épilogue abscons, genre je suis un écrivain déjanté (le mot est présent dans toutes les critiques, fallait que je le place aussi).
Et là je suis très embêté parce quaprès avoir lu tout ce que jai pu trouver comme critiques, je nai lu que de léloge, du dérangeant, du meilleur de sa génération. Unanimité de la critique rémunérée. Alors jai été voir les bloggeurs. Rassuré, jai lu beaucoup de pas compris.
Les professionnels encensent la satire (écrivain dérangeant qui aime se faire interviewer), le lecteur que je suis aurait aimé un livre sans lourdeur et bien écrit. Ça naurait certainement pas gâché le propos.