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Nous rêvions juste de liberté par Rachel L

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Laisse-moi te raconter les circonstances dans lesquelles j'ai fini ce bouquin. Comme j'allais voyager en train le soir, il me fallait du ravitaillement littéraire. Sauf qu'il me restait tout juste quelque 200 pages. Tu sens bien l'insoluble problème du lecteur pas sur liseuse : te trimballer 2 bouquins pendant tout le week-end ou risquer la pénurie de lecture et devoir finir le trajet à coup de SNCF magazine.
Étant déjà bien chargée, j'ai opté pour la seconde solution, me disant qu'au final, 200 pages, ça pourrait me faire les 3 heures de trajet.
Puis vint l'heure du square. Pour les non parents, sachez que le square se prête fort bien à la lecture si vous êtes un tant soit peu capable de faire abstraction des cris, des pleurs, des hurlements des parents, des ballons qui vous tombent sur la gueule et de votre fille qui vous raconte par le détail la vie secrète des fourmis qu'elle a trouvées, enfermées dans un emballage de gâteau et qu'elle a décidé d'élever dans sa chambre. Ou si vous êtes sourd. Ou si vous avez l'air méchant/bizarre/sufisamment tordu pour que les parents éloignent leurs mômes de votre banc.

Mais là n'est pas la question. Au square, je m'emmerde profond. Alors je lis. Et donc, sachant les conditions peu propices à une lecture trop effrénée qui aurait pu mettre en danger mon voyage en train, j'ai pris le Lovenbruck.
Impossible de décrocher.
Je l'ai fini.
Et j'ai même pleuré. Là, au square, entre les ballons, les toboggans et les ballons prisonniers.
Un peu, hein. Je me suis vite reprise et ai expliqué à ma fille que je ne pleurais pas parce que ses fourmis étaient écrabouillées mais parce que je lisais un livre très émouvant. Elle a trouvé ça con.

Et voilà comment je me suis retrouvée dans un TGV pour trois heures avec rien à lire. Enfin si, j'ai chopé vite fait un bouquin qui trainait dans la bibliothèque mais j'ai pas envie de l'ouvrir. J'ai pas envie de passer à autre chose si vite, de quitter Bohem, Oscar, Freddy et tous les autres, d'oublier les descriptions si rejouissantes de la route, du désert, des villes glauques du milieu de l'Amerique, là où aucun touriste ne met les pieds, de la liberté sans limite et de l'amitié sans faille.
et voilà comment je me retrouve sur SC à écrire une critique qui n'a ni queue ni tête, parce que d'un autre côté, je m'en voudrais de déflorer l'intrigue. D'autres le font très bien (ne vas surtout pas lire l'interview de l'auteur sur je ne sais plus quel journal belge qui en 10 lignes d'intro, te décrit le synopsis du début à la quasiment dernière page sans même réussir à te donner envie, n'importe nawak).

Cours acheter ce bouquin (ou l'emprunter, ça marche aussi) (ou le voler dirait Bohem). C'est un ordre.
Moi, de mon côté, je vais me faire quelques pages de SNCF magazine.

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