Pietà de Daniel Cole, présentation
Un vieil homme rencontre la mort mais il la défie. Elle jure de se venger et de le faire souffrir.
En 1989, dans un parc de Londres, un cadavre est mis en scène comme une statue mais l’homme n’est pas encore mort. C’est ce dont s’aperçoit Chambers. Ce dernier est sergent à Londres. Il a très peu d’amis. Très vite, il croit à un homicide et non à un suicide.
Avis Pietà de Daniel Cole
Le sergent Chambers, même s’il finit bientôt son service, doit se rendre dans un parc de Londres, car un cadavre est retrouvé. C’est une véritable statue de glace mais il se rend compte que l’homme n’est pas encore mort.
Chambers n’est pas du tout aimé de son chef et il prend certaines libertés dans son enquête et il en informe son chef après, surtout qu’un autre cadavre est retrouvé. Même si Chambers fait le lien entre les deux affaires, ce n’est pas le cas de sa hiérarchie qui lui demande de se décharger de ces deux affaires. A chaque fois, Winter était présent. Chambers et Winter vont travailler ensemble. L’un et l’autre pensent avoir un suspect. Ils essaient d’obtenir des indices sans passer par les voies légales. Lors d’une autre intervention, Chambers est gravement blessé et la coéquipière de Winter est assassinée.
Sept ans plus tard, l’enquête est reprise par Jordan Marshall qui travaille aux stups. Une jeune femme qui se drogue mais qui essaie de faire comme si tout allait bien. Elle est soutenue par son chef. Marshall va rencontrer Chambers et Winter qui n’ont plus les mêmes postes. Leurs relations vont être assez tendues mais les meurtres ont repris et ils sont conformes à ce qui s’est passé auparavant. Le tueur a-t-il repris du service et pourquoi ?
Un peu déstabilisée par ce roman et notamment par Chambers. Daniel Cole présente des personnages assez atypiques finalement. Chambers est simplement sergent mais il est tenace. Pourquoi n’a-t-il aucun ami au sein des forces de l’ordre ? Est-ce parce qu’il est noir ? Il semblerait que l’auteur dénonce donc du racisme au sein des forces de police anglaises et au sein de la population. Personnellement, est-il heureux avec Eve, sa compagne. Il lui promet bien des choses, notamment concernant son travail mais il ne les tient pas. Cela génère énormément de disputes. Chambers essaie donc de ne mettre de l’huile sur le feu. Mais la situation s’envenimera sept ans plus tard.
Le trio, Marshall, Winter et Chambers fonctionne à merveille. Chambers fait en sorte de ne pas être lié à l’un et à l’autre. Mais le lecteur se rend compte qu’il y a beaucoup d’affinités entre eux. Marshall et Winter le font avancer dans l’enquête car même s’ils sont jeunes, ils ont de bonnes idées. Remettre le pied à l’étrier pour Chambers et Winter est assez difficile tout de même car ils ont vécu une expérience très difficile.
Daniel Cole rend ce roman addictif sans que je m’en sois rendue compte. Le roman est profondément détaillé concernant ces statues, ces tableaux, cette mythologie qui peuvent expliquer les meurtres. Mais cela concerne aussi une histoire d’amour entre un homme et une femme. Cet homme est un véritable tueur en série qui arrive à être un caméléon. Il est très intelligent, très talentueux, un véritable monstre qui doit terminer son oeuvre.
Ce n’est pas un roman policier comme j’ai l’habitude d’en lire. La trame est bien trouvée, enrichissante et l’enquête est bien menée. Ce n’est pas un polar, ni un roman psychologique. Ce qui m’embête assez est de ne pas avoir été scotchée tout de même par ce roman et ces personnages. Je voulais lire la trilogie parue auparavant et qui semble avoir été un succès mais cet achat attendra.