Nicolas règle en caïd sur Forcella, quartier de Naples, via sa bande de jeunes délinquants, que la prison n'effraie pas, les sales coups non plus. Cette bande est dénommée "paranza" et vit de ses méfaits. Le maniement des armes ne leur fait pas, et la criminalité les fascine, ce qui constitue pour eux une voie toute tracée, et qui donne tout le sel à leur existence. Seuls l'argent et la capacité de nuisance comptant, tout est permis.
Ce roman réaliste s'avère sombre et violent. Après nous avoir décrit les méfaits de la mafia, l'auteur nous soumet un sujt voisin, qui dévoie encore un peu plus l'Italie du sud. Et cette découverte fait froid dans le dos, malgré quelques scènes qui peuvent ça et là faire sourire. L'anarchie et la beauté de la baie semblent représenter les deux piliers de la ville. Ce livre fait réfléchir, de manière dubitative et désabusée sur cette réalité.