Dès les premières pages, le personnage de Loan parvient à nous toucher en plein cœur. D'abord par sa façon de nous présenter Âbha qui ne donne qu'envie de la découvrir et de savoir si elle est aussi merveilleuse qu'elle le semble à ses yeux qui fondent pour elle sans la connaître. Mais aussi, par sa façon de penser : Loan sait que la famille est celle que l'on choisi avec le cœur et pas forcément celle que nous impose la vie à la naissance. C'est beau et rien que pour ça, je l'appréciais déjà !
Malgré un côté un peu niais, leur idylle est mignonne, simple et sympathique pour ce genre de période, avec les fêtes de fin d'année, où on est simplement dans un état d'esprit où on ne veut pas se prendre la tête. Loan pourrait facilement passer pour un psychopathe, comme il le dit si bien, si sa façon d'observer Âbha de loin n'était pas faite avec tant de beauté et d'innocence. De même pour Âbha, qui semble lui vouer le même genre d'engouement/admiration.
Cependant, je trouve dommage qu'on ne commence à découvrir Âbha qu'au bout de 17/18 chapitres. Nous suivons principalement le point de vue de Loan qui insiste beaucoup sur son côté mystérieux et les rares points de vue d'Âbha tournent surtout autour de ses ressentis vis-à-vis de Loan et que très vaguement sur sa vie à elle. Après, dans un sens, tout ce flou autour d'elle nous maintient en haleine, parce qu'on est trop curieux pour s'arrêter en chemin. Pour ma part, je me suis fait un tas de scénarios possibles sur son histoire et je suis assez contente d'avoir été assez près de la vérité. Par contre, j'ai été déçue de la réaction de Loan, qui était assez éloignée de ce à quoi je m'attendais par rapport à l'image qu'il renvoyait depuis le début, bien que je ne sache pas comment j'aurais réagi à sa place.
En ce qui concerne la deuxième partie, bien qu'elle aille un peu vite par rapport à la première, elle est pleine de rebondissements qui nous maintiennent en haleine et la fin, bien qu'un peu trop rapide et évidente, est tellement satisfaisante qu'on ne peut que valider. D'autant plus que le thème abordé est un fait de société important, qui concerne beaucoup de monde et qu'on n'aborde pas si souvent que ça, malheureusement. Alors, chapeau à l'auteur de l'avoir choisi et de l'avoir exploité avec réalisme.
Le plus gros bémol de l'histoire concerne les coquilles qui sont passées à la trappe. Je les comprend tout à fait quand on voit que même certaines histoires publiées en maison d'édition terminent avec des erreurs, mais c'est dommage. Après, bien évidement, ça n'a aucune influence sur la lecture, ça ne retire rien à la plume de l'auteur.
En somme, n'hésitez pas à vous lancer dans cette histoire, ne serait-ce que pour le sujet important qui y est abordé et la douceur des personnages.