On aurait dû écrire du PDV du Chevrillard

Attirée autant par le titre que par la couverture, je suis passée deux ou trois fois devant, avant de l’emprunter.


Bertrand Berger-Lafitte porte sur son nom le stéréotype de l’entrepreneur vieille France. Il accumule les soucis avec un élan pathétique assez impressionnant. L’entourage du personnage, l’atmosphère du livre avec ses sursauts philosophiques, a quelque chose de plaisant si ce n’est dépaysant. Cependant, j’avoue ne pas avoir accroché à ce côté feuilleton français. Les réflexions de Bertrand si elles sont intéressantes et fascinantes, ont un relent de la chiantitude par cette façon trop descriptivo-inutile d’entrer en scène.
L’écriture donc m’a parfois fait décrocher du livre. De mini-descriptions qui coupent le récit comme page 17 « Bertrand rajuste sur son nez ses lunettes, qu’il croyait déplacées par une bousculade imaginaire », oui, très bien... et alors ? Ne pouvait-on pas se contenter de la première partie de la phrase. Ces mimiques de "nouvel écrivain", pour faire joli et "poétique" n'apportent rien au récit, voire le desservent. Dans le contexte et la place même d'un personnage comme Bernard, ça frôle le ridicule. Des phrases courtes, du dynamisme, limite du factuel, c'est ce que j'attendrai davantage ici.


Au-delà de tout ça, seul gros point positif, c’est bien l’expérience d'une plongée dans la vie de Bertrand. On en ressort comme lui : on s'emmerde.

SPDD
4
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste En 2018 je lus

Créée

le 30 mars 2018

Critique lue 153 fois

SPDD

Écrit par

Critique lue 153 fois

D'autres avis sur Sous la vague

Sous la vague

Sous la vague

4

SPDD

le 30 mars 2018

Suivre

On aurait dû écrire du PDV du Chevrillard

Attirée autant par le titre que par la couverture, je suis passée deux ou trois fois devant, avant de l’emprunter. Bertrand Berger-Lafitte porte sur son nom le stéréotype de l’entrepreneur vieille...

Sous la vague

Sous la vague

6

Kissed-by-fire

le 2 sept. 2016

Suivre

Critique de Sous la vague par Kissed-by-fire

En mars 2011, un tsunami ravage le Japon avec les conséquences que nous connaissons. En France, Bertrand est l’héritier d’une grande propriété de cognac qui exporte essentiellement au Japon, aux...

Du même critique

L'Étranger

L'Étranger

4

SPDD

le 23 oct. 2025

Suivre

Soleil tiède (spoiler)

CRITIQUE APRES LE CINEXPERIENCE (spoiler)Sous un soleil en noir et blanc, beau à se dorer la pilule, beau à refléter la lame d’un couteau mortel. L’un comme l’autre, ne sont-ils pas voués à la même...

Good One

Good One

8

SPDD

le 14 nov. 2024

Suivre

Les bavards silencieux

Une caméra posée au milieu d’un bois, et voilà toute la montagne qui prend des airs de confessionnal à ciel ouvert. L’oreille attentive devient celle de la nature et de ceux qui, bon gré mal gré,...

Fief

Fief

5

SPDD

le 28 janv. 2019

Suivre

Pourquoi pas.

(edit août 2019) Voila, Fief je l'attendais avec impatience ! Mais ne voulais pas l'acheter pour autant : 17 euros environ l'édition broché ne me tentait pas. On le dit d'ailleurs assez peu que lire...