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Un avion sans elle

Avatar François CONSTANT
Critique publiée par le

« Un avion sans elle » (Pocket, n°15367), de Michel BUSSI est un livre dont le titre accroche bien davantage que son contenu. Ce polar, de facture moyenne, selon moi, regroupe cependant tous les ingrédients nécessaires : un crash aérien, un nombre impressionnant de victimes, une rescapée, qui plus est un bébé et deux familles rivales pour en revendiquer la parentalité. Un combat juridique, long et incertain, pour savoir à qui doit revenir la garde et cette vérité judiciaire remise en cause par la partie adverse... Comme rien n'est simple - sous peine de ne pas avoir de quoi écrire un roman -,l'auteur va pouvoir faire balader ses lecteurs à travers 18 ans d'enquête ponctuée de nombreux crimes, magouilles et trahison en tous genres! Le décor est planté, on peut faire entrer le détective Crédule Grand-Duc ! (Non, mais franchement, "Crédule", vous y croyez, vous, à un nom pareil pour un détective?). Je me suis donc lancé à l'assaut du Mont Terrible, lieux de l'accident initial!

Mais j’ai assez vite éprouvé quelques agacements à deviner à chaque épisode du récit le dénouement quelques dix à vingt pages avant qu’il ne soit écrit. Tout y est un peu trop téléphoné pour moi. Les personnages y sont caricaturaux, sans épaisseur propre. C’est gentil, c’est net, lissé mais convenu ! On a prend fait et cause pour l’innocence candide d’un Julio et de sa Roméette, tous deux absorbés dans le drame d’un amour impossible. On développe quelques sympathies pour la grand-mère courage, autant qu’on ne se reconnaît pas dans sa rivale pudibonde et machiavélique. Le grand-père qui pense que l’argent mène à tout, et souvent à n’importe quoi, ne nous tire aucune larme de compassion quand il devient légume. La sœur est folle mais, on le sait, on le sent, on n’y coupera pas, on finira par s’attacher à elle et elle deviendra une complice, une amie, enfin une grande sœur !
Alors, pourquoi lire « Un avion sans elle » ? Pour passer le temps, parce qu’on en a tant parlé, on a tant vu sa couverture sur les présentoirs de nos librairies et parce qu’avant de dire « Je n’aime pas, il faut goûter ! » C’est fait ! Pas convaincu, mais, fidèle à moi-même, je lirai un autre roman du même auteur avant de décider de le suivre dans le futur ou de le reléguer aux rayons des essais, pas pires que d’autres, mais pas exceptionnels non plus.

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