Fred mène plusieurs vies. Journaliste le jour et amateur de sensations extrêmes la nuit, il entretient également une liaison amoureuse avec une femme mariée. Fred a vingt-huit ans. Employé au sein du service web d’un quotidien belge, il rêve d’entrer dans la cours des grands en signant un article papier qui fera date. Un beau jour, il reçoit un mystérieux appel téléphonique lui promettant des révélations fracassantes. Fred va dès lors se retrouver au cœur d’une enquête obscure et dangereuse.
Prolifique auteur belge de renom, Paul Colize signe avec Zanzara son quatorzième roman. Ce n’est donc pas un perdreau de l’année et cela se ressent dans son récit, fluide et maîtrisé. La structure de ce dernier est intelligente et les révélations faites à l’approche du dénouement, que ce soit sur l’intrigue ou sur le passé du personnage principal, sonnent justes – rien de tarabiscoté qui viendrait nuire au réalisme du récit. Tous les ingrédients du parfait roman noir sont là : personnages torturés, enquête journalistique toxique, rebondissements survenant à propos, sans oublier l’histoire d’amour passionnelle mais compliquée.
Mais malgré toutes ces qualités et en dépit du fait qu’il se lit vite et facilement, Zanzara est un roman qui s’oublie aussitôt la dernière page tournée – un agréable moment de lecture néanmoins, à défaut d’être impérissable.