Joseph Ponthus, un homme cultivé, se voit contraint d'accepter un travail à l'usine pour assurer sa subsistance, faute d'emploi dans son domaine initial d'éducateur spécialisé. Installé à Lorient par amour, il réalise rapidement que les opportunités professionnelles y sont limitées. Engagé par une agence d'intérim, il se retrouve successivement à trier poissons, viande, puis encore poissons, subissant la dureté répétitive du travail à la chaîne.
Le livre est comme un journal de bord de sa vie d’ouvrier . Joseph Ponthus ne tire aucune gloire à s’être déclassé socialement pour sa douce, il en chie et seule l’écriture lui permets de respirer un peu .
Son écriture est d’une légéreté fabuleuse, on dirait qu’il écrit avec une plume de cygne tellement que ça danse avec douceur . Il fait le job, et il le fait bien. Pas de questionnements politiques ici, juste la violence du travail à la chaine et la pénibilité du travail sublimés par l’art . il écrit pour survivre , et ça tombe bien car le livre a bien marché et il a pu quitter l’usine. Il nous a quitté aussi récemment, il parlait dans le livre du cancer de sa mère, mais peut-être que c’était le sien finalement.
Merci Ponthus
À la ligne