Nécrologie d'une amitié et du monde. L'autrice, la trentaine, est confrontée à la mort brutale de son amie d'enfance. Ce livre est une cérémonie d'adieu. Un hommage à ce qu'elle était. Et quelle cérémonie !
Une adresse à la vie, à l'amie qui la vivait pleinement, qui la consommait jour par jour. C'est écrit avec les tripes, comme une nécessité, celle d'écrire pour la rendre intemporelle, celle de réfléchir au deuil, à notre rapport à la vie, à la disparition, au vivant en général. Partir de la mort d'un être cher, d'une amie, et l'étendre en réseau à la perte du monde.
Ce livre d'autofiction est un subtil assemblage entre nostalgie, réflexions philosophiques, scientifiques, poétiques. Beaucoup de références y sont notées comme un trait d'union entre l'intime et l'universel. Une belle alchimiste est née avec ce premier roman. J'ose espérer qu'il ne lui sera pas nécessaire de poursuivre ce deuil pour continuer à nous enchanter par sa plume.
Une très très belle lecture.