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le 25 juin 2025
SuivreBye bye Vietnam
Récit par une narratrice américaine (Patricia) d’un séjour fait à Saïgon à l’époque de l’entrée en guerre des USA contre le Viet Minh. Ce récit désabusé et souvent ironique recense les désillusions...
Récit par une narratrice américaine (Patricia) d’un séjour fait à Saïgon à l’époque de l’entrée en guerre des USA contre le Viet Minh. Ce récit désabusé et souvent ironique recense les désillusions d’une jeune femme qui croyait à la démocratie, à la charité, à l’amour conjugal, à la maternité. La peinture impressionniste de ce microcosme (les femmes des expatriés américains au Vietnam) dans cette micro-période historique n’est pas inintéressante. Quelques scènes très fortes jalonnent le récit: comme la rencontre choc avec des enfants hospitalisés, ou la visite à une léproserie tenue par d’étranges bonnes sœurs. Beaucoup de personnages sont réussis, à commencer par Charlène, sorte d’alter ego accompli de la narratrice, énergique et séduisante, – envahissante et manipulatrice. Le dispositif narratif est intrigant : Patricia ne raconte pas à la cantonade, mais s’adresse à la fille de Charlène : il y a là un vague mystère qui se résout tardivement – ou pas.
Le roman est donc plutôt plaisant à lire ; mais parmi les nombreux thèmes existentiels brassés au fil de la narration, tous ne m’ont pas vraiment passionné : j’ai le sentiment qu’Alice McDermott a voulu créer une narratrice féministe (forcément !) mais d’un féminisme scrupuleusement compatible avec la mentalité américaine des années soixante ; d’où cette sensation de sucré-salé, qui n’est pas mon cocktail préféré. Enfin toutes ces épouses réduites à l’oisiveté dans cette ville en guerre s’ennuient beaucoup ; or en littérature, évoquer l’ennui sans le susciter chez le lecteur / la lectrice est une gageure risquée.
Créée
le 25 juin 2025
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