J'avais récemment découvert l'existence de la famille Gentilesci au travers d'un podcast dédié à l'épisode ou Artemisia rejoint son père à Londres pour l'aider à terminer ce qui sera son dernier chef d'oeuvre. Cela avait attisé ma curiosité si bien que je me suis rapidement procuré cette biographie d'Artemisia que je n'ai lâché qu'une fois terminée tellement elle se lit comme un roman. L'auteur fournit l'ensemble de ses nombreuses sources qui attestent du travail de recherche qu'elle a mené pour nous compter dans le détail le quotidien comme si on y était et plus particulièrement dans le milieu de la peinture qui était alors particulièrement prolifique. Les commanditaires les plus prestigieux étaient alors le haut clergé et les régnants. Le destin d'Artemisia dans ce contexte est emblématique des rapports humains qui prévalait alors, mais a encore et malheureusement une raisonnance forte de nos jours ou la question de la condition feminine se pose toujours.