Dans ce deuxième tome, Spensa doit infiltrer une station spatiale nommée Astrevise afin de trouver les secrets derrière la technologie des hyperpropulseurs, nécessaire à l'humanité pour voyager dans l'espace.
Le début d'une mission complexe où l'on découvre en même temps que notre héroïne les différentes races extra-terrestres, bien éloignées de nous en termes morphologiques mais aussi comportementales ou idéologiques.
Brandon Sanderson utilise d'ailleurs ici de manière cohérente et justifiée l'écriture inclusive pour parler d'êtres non genrés.
C'est un régal de voir les questionnements de Spensa autour de ces différences, de la voir hésiter et jouer à l'espionne en essayant de ne pas se dévoiler ; de la voir se retrouver mêler à des conflits politiques voir géopolitiques qui la dépassent et vont au delà de ce qui semblait être un conflit basique entre deux races (les humains et les Krells).
On retrouve aussi M-Bot, toujours égal à lui-même, d'une ironie mordante mais qui lui aussi s'interroge sur son identité et ce qui le définit.
Les nouveaux "compagnons" de Spensa sont intéressants, par seulement par leur nature étrange et inconnue de nous, mais aussi parce que tout le long du roman on s'interroge sur leurs intentions, se méfiant d'eux comme le fait de temps en temps Spensa. Chacun garde une part de mystère qui met un frein à toute velléité de les considérer comme des amis sincères de la jeune humaine.
C'est cette ambiguïté permanente qui constitue la grande force de ce deuxième volet de Skyward, avec le mystère des Fouilleurs, qui se développe. On en apprend beaucoup plus sur eux, leur nature, leur constitution, leur volonté et leur dangerosité.
La saga garde son énergie, développe sa complexité, étend son univers avec toujours le même brio, le même sens du spectacle et nous laisse toujours haletant avant de commencer le tome suivant !