roman policier vif, efficace et sans fioriture

« Sur la porte de l’inconnue de la Naye, un numéro était inscrit à l’encre noire : 81…Le numéro de la chambre de l’Avalanche Hôtel. Le numéro de son cauchemar. »
Joshua se réveille, nu comme un ver, dans une chambre d’un Palace avec une insistante voix intérieure. Que fait-il là, nu, blessé et sachant à peine son nom ? qui est cette Catherine Alexander ? Et si votre mémoire n’était pas vôtre ? Un roman policier vif, efficace et sans fioriture fouillant les méandres de la mémoire au sein de la paisible Riviera Suisse.


Ne laissons pas l’auteur se dévaloriser ainsi. Un thème clair, de la recherche et de la documentation, des idées et de la composition structurent 280 pages d’action mises en valeur par une plume vive et énergique et une composition en chapitres courts dotés immanquablement d’une accroche en leur fin relançant l’attention du lecteur en faisant penser au un montage cinématographique des séries modernes.
L’on en vient à se demander si ces techniques de tourne-page ne fabriqueraient pas un type de lecteur habitué à être tiré par le coin de son attention.
L’on pourra regretter le manque de profondeur des personnages, de mise sous tension et l’absence de métaphore ou d’humour. Mais, sans conteste, la construction de l’intrigue est minutieuse et impeccable ; les lieux physiques sont parfaitement décrits au point de donner envie d’aller faire un tour à la Riviera Suisse, visiter Montreux et Vevey, monter dans les trains à crémaillère en montagne jusqu’au rocher de la Naye, faire le touriste en cheminant dans les trains du chocolat ou du fromage, sentir la neige et le froid, frémir sur les routes étroites enneigées ou verglacées. Vous serez même déçu et étonné d’apprendre que le Jackie’s Bar n’existe à Montreux. Pourtant ses fauteuils club en cuir sombre, les bretelles de ses serveurs et le comptoir en bois donnaient envie d’aller écouter du jazz en Suisse.


Si comme le dit l’auteur en toute fin d’ouvrage un roman est une aventure, croyez bien que le lecteur la vivra intensément dans le train comme sur son canapé.


http://www.quidhodieagisti.com/2020/08/niko-tackian-avalanche-hotel.html

pikkendorff
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le 29 août 2020

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