A l’époque, elle songeait à enseigner, ou du moins à travailler dans le secteur de l’enfance, mais son père l’avait persuadée que l’impact de son action serait plus efficace si elle embrassait une carrière internationale. Il parlait avec ferveur de la marche du monde et de la possibilité d’apporter des changements positifs à l’échelle du globe ; sa passion était communicative.
Sonnet Romano a tout réussi, sauf l’essentiel : gagner le regard d’un père qui ne l’a jamais vraiment reconnue. Élève modèle, carrière exemplaire, vie sans faux pas… Elle avance pourtant avec la sensation tenace de n’être jamais à sa place. Et puis, au début de l’été, tout bascule. Une nouvelle bouleversante la pousse à abandonner son poste à l’Unesco et la prestigieuse mission qu’on lui confie, pour revenir au lac des Saules, là où son histoire a commencé.
Ce retour forcé devient une épreuve, mais aussi une chance inespérée : celle de réinventer sa vie. Entourée de l’amour indéfectible de sa mère, de son beau-père et de ses amis, Sonnet apprend à se libérer des apparences, à choisir pour elle-même. Et surtout, elle découvre l’évidence troublante de ses sentiments pour Zach, son ami d’enfance, celui qu’elle n’avait jamais osé regarder autrement.
Une renaissance, douce et tumultueuse, où Sonnet comprend enfin que le bonheur se construit loin des attentes des autres, et tout près de son propre cœur.
Sur le papier, ce roman avait tout pour me séduire. Pourtant, à plusieurs reprises, je me suis surprise à décrocher. Les personnages manquent un peu de relief, et surtout, les émotions qui devraient nous emporter restent étonnamment plates. C’est d’autant plus frustrant que la plume, par moments, se révèle vraiment belle… puis retombe aussitôt sous le poids de détails superflus, au détriment de l’essentiel.
J’aurais adoré découvrir les points de vue d’autres personnages — Zach, Nina, ou même le père de Sonnet — qui auraient apporté une profondeur bienvenue à l’ensemble. Bref, il y avait un vrai potentiel, mais il n’est jamais pleinement exploité.