10
le 3 déc. 2024
SuivreCritique de Azucre par Nelly-H
Ils sont jeunes et miséreux. Attirés par de fausses promesses, ils quittent la Galice pour Cuba, où ils travailleront à récolter la canne à sucre. Mais Oreste, Bigorne, José le croqué, tous...
Si vous aimez les romans d’aventures, croyez-moi, j’ai ce qu’il vous faut : il s’agit d’un petit livre qui s’appelle « Azucre » de Bibiana Candia. Dès les premières pages, on est happé par cette histoire vraie, celle de trois cent quinze jeunes Galiciens qui, en 1853, quittent leur terre où ils vivent pauvrement pour rejoindre Cuba. Séduits par la promesse d'une vie meilleure dans les plantations de canne à sucre, ils se lancent dans l’aventure et embarquent avec leurs rêves, leur naïveté et un espoir immense, sans imaginer une seconde l'enfer qui les attend.
Car en effet, ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’ils vont devenir esclaves...
Ce qui m'a le plus impressionnée, c'est la force incroyable de l'écriture. Chaque scène a une intensité presque cinématographique. Et franchement, il faut s’accrocher car certaines descriptions sont plus que réalistes ! On entend le bois du navire craquer, on respire l'air vicié et étouffant de la cale, on ressent roulis et tangage (et l’envie de vomir qui va avec!), ainsi que la faim, la soif, la peur et cette attente interminable qui ronge les hommes bien avant leur arrivée. (Des hommes qui, pour certains, découvraient la mer pour la première fois!) Le récit est très rythmé, musical, nerveux et c’est comme si l’on était entraîné dans ce terrible piège avec ces jeunes hommes horrifiés...
Le titre doit se lire comme une antiphrase : Azucre, « sucre » en galicien, évoque la douceur, alors qu'ici il a le goût amer de l'exploitation, de la souffrance, de la mort et des illusions perdues.
Bibiana Candia voulait redonner une voix et une identité à ces oubliés de l'Histoire et c’est ce qu’elle parvient à faire avec une puissance d’évocation étonnante et une très grande humanité.
Un texte vraiment poignant !
LIRE AU LIT le blog
Créée
le 10 juil. 2026
Critique lue 5 fois
10
le 3 déc. 2024
SuivreIls sont jeunes et miséreux. Attirés par de fausses promesses, ils quittent la Galice pour Cuba, où ils travailleront à récolter la canne à sucre. Mais Oreste, Bigorne, José le croqué, tous...
4
le 28 avr. 2019
SuivreIl était une fois une famille de pauvres paysans : le père, la mère et les quatre filles. Un jour, le père décida de vendre son aînée à un homme riche qui en fit son esclave. Le père regretta...
10
le 22 mai 2017
SuivreParfois, l'on me demande : « Pourquoi écrivez-vous sur SensCritique ? » Eh bien, la réponse est simple : pour parler de livres comme celui-ci, pour les faire connaître, pour...
10
le 26 avr. 2018
SuivreJe ne lis pas de témoignages. Si j'ai souhaité lire Le lambeau, c'est uniquement parce que je savais que ce texte avait une dimension littéraire. J'ai besoin du filtre de l'art pour m'intéresser au...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème