Cette œuvre s’ancre dans le paysage littéraire comme un pilier de la littérature de Despentes : encore davantage que dans Vernon Subutex, le style est archi cru et déstabilisant. Il va forcément laisser une part des lecteurs sur le carreau.
Une fois la forme assimilée, le fond est accrocheur : 2 personnages hauts en couleur, intenses dans leur dépravation et leur détachement. Despentes attire une fois de plus l’attention sur les causes et conséquences de la descente aux enfers et de la misère.
J’ai aimé l’aspect innatendu et les chutes si particulières : les scènes clés, lors desquelles les héroïnes cèdent aux pires travers, sont décrites extrêmement calmement et laissent le lecteur dans un etat de stupéfaction paisible, un sentiment rarement expérimenté.
Bon moment.