Sa vie n'est que violence, souffrance. Elle est plus intelligente, plus clairvoyante que la presque totalité de ses détracteurs. Mais voilà, elle est née pauvre dans un pays où l'on n'a aucune considération, aucune bienveillance pour l'être humain. D'autant moins si c'est une femme.
Alors elle se bat, affirme la grandeur d'Allah face à des croyants incultes et présomptueux.
Sa force impressionne. Il faut être totalement désespéré pour, seule, tenir tête à tout un village, tout une communauté. Son attitude suicidaire force le respect et sidère. Elle n'a plus rien à perdre sauf l'estime de soi et luttera jusqu'à la fin avec une verve indéfectible.
Je ne sais pas si ce roman est inspiré d'une histoire vraie, mais je rêve que toutes les femmes soient des Bilqiss.
Comme son personnage, l'auteur va droit au but. Pas de détours compliqués, de sous-entendus.
On est immédiatement plongé de l'ambiance et en quelques jours, tout est joué. Tout est tellement convenu, manichéen, que rien ne nous étonne dans le déroulement de cette histoire.
L'être humain dans toute sa bêtise et son horreur !