Est-ce que ce livre est un reflet fidèle de la vie quotidienne en Birmanie ? Certainement non, mais il s’agit d’un roman, pas d’un livre géopolitique.
L’auteur utilise le prétexte du roman pour dénoncer tout de même la corruption et la dictature militaire qui règnent dans ce pays rempli de contradictions, tout en invitant au voyage par des descriptions idylliques des paysages qu’il renferme.
Le style est laconique, direct, quelque peu désabusé et colle parfaitement à ce roman dans lequel on suit le parcours initiatique de César au gré de ses rencontres et des motivations personnelles.
Si les deux premiers tiers du livre m’ont vraiment beaucoup plut, la fin du livre me convainc moins, partant dans un univers trop mystique.
Mais globalement c’est un livre que j’ai eu plaisir à lire et surtout, il agit comme une porte d’entrée vers une découverte plus approfondie de ce pays duquel dont ne connait réellement que « la dame de Rangoon ».