Philip Kindred Dick.
Que voila un nom connu et réputé parmi les irréductibles fans de la lecture, mais également du cinéma. Notamment avec ses adaptations plus ou moins réussites et plus ou moins fidèles.
Dans cette critique, je vais revenir sur Blade Runner. Titre du film réalisé par Ridley Scott en 1982 mais accolé au livre pour que, je suppose, il soit plus vendeur. Philip K. Dick ayant vraisemblablement, de son temps, déjà dut lutter contre un tel changement.
Si vous ne connaissez que le film « Blade Runner », vous en savez alors bien peu sur l’histoire écrite.
Rick Deckard est loin d’être un héros au cœur de l’action mais un monsieur marié, à une femme mélancolique à la limite de l’apathie, cherchant à améliorer son train de vie. Son travail ne lui pose guère de problème, pensant davantage à sa prime. Une mentalité qui sera rudement mise à mal, à commencer par sa rencontre avec Rachael Rosen.
Celle-ci s’avère être des plus ambiguë, tantôt fragile tantôt manipulatrice.
J.R. Isidore nous est présenté comme étant un « spécial ». Quelqu’un de trop impacté par les radiations et ayant échoué au test d’intelligence, seul résidant d’un immeuble en perdition. Une vie plutôt morne qui se verra profondément chamboulée quand son chemin croisera celui de Pris Stratton et du couple Baty.
Nous rencontrerons bien d’autres personnages au cours de cette aventure, exposant principalement Deckard à divers situations périlleuses, intenses en réflexion, des situations à la limite de l’aliénantes, voire hilarantes.
Tout ceci nous est narré par l’écriture de K. Dick, que j’ai trouvé assez fonctionnel, presque simpliste, et parfois difficile à suivre.
L’histoire est relativement compréhensible, même si j’ai parfois eu du mal à suivre les pensées et les réactions des personnages. Je pensais même parfois assister à un basculement vers la folie avec certains, bien que, sur un tel monde, cela n’aurait pas été foncièrement surprenant.
Mais cela ne troubla pas plus ma lecture, prenant plaisir à voir l’incommensurable humanisme de Isidore malgré ses épreuves et celle grandissante de Deckard. C’est, de ce que j’en ai compris, le point essentiel qui les différencie des androïdes et que K. Dick cherchait à mettre en avant dans un monde m’ayant semblé progressivement devenir morne et artificiel.
Et ceci est sans s’attarder sur les autres personnages.
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Je reviens ici sur la réflexion que propose le livre, apportant mon avis personnel, ainsi que la postface d'un certain Étienne Barillier : https://black-word.over-blog.com/2024/06/philip-kindred-dick-blade-runner.html
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En conclusion, je vous recommande la découverte de ce livre et de son histoire.
Semblant simpliste au premier abord, elle est la base de riche réflexion sur, notamment, l’être humain et la machine. Un sujet que beaucoup ont cherché à reprendre et réinterprété mais, et sans citer d’exemple, échouant la majeure partie du temps.
Préparez-vous à réfléchir, douter et remettre en question ce que vous savez ou ce que vous êtes sur le point d’apprendre.
Et ne vous arrêter pas au film. Blade Runner est à Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? ce que le Shining de Kubrick est au Shining de King.
Donc oui. Autant de Rutger Hauer déclamant ses dernières paroles face à Harrison Ford que de Jack Nicholson hachant la porte d’une salle de bain pour tuer Shelley Duvall.