Bleu d'août
5.9
Bleu d'août

livre de Deborah Levy (2025)

J’en avais lu du bien, de ce livre à la couverture aussi esthétique qu’intrigante : le bleu évocateur de la Grèce (mais pas que) où se déroule une partie du récit, et la photographie contrastée en noir et blanc de cette double jeune femme qui annonce déjà la thématique que je suis venue chercher : le double fantôme. Après la lecture de Mon vrai nom est Elisabeth d’Adèle Yon, il m’en fallait encore. Il me fallait encore une trajectoire de jeune femme sensible de ma génération en quête de sa voie.x.

Je me suis d’abord sentie étonnée par l’écriture qui m’a semblé un peu plate, avant de lire d’agréables regains de fulgurances poétiques et autres phrases joliment tournées. Le récit nous invite dans une danse où se mêle réel et imaginaire. J’ai particulièrement été portée par le regard proposé sur les objets, les paysages et les musiques comme autant de symboles sensibles qui nous traversent et nous guident.

Alors, merci aux escarpins en peau de serpent, aux petits chevaux mécaniques, au grand chapeau,  aux robes en soie blanche, à la Grèce et à la mer, à Isadora Duncan, au Concerto n°2 de Rachmaninov, à la Gymnopédie n°1 d’Eric Satie, et surtout merci à Deborah Levy (et à sa traductrice, Céline Leroy, et aussi aux Editions du sous-sol). Merci pour ce roman qui m’a connectée à ce qu’il a touché en moi.

ClaireDacier
8
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Créée

le 5 avr. 2026

Critique lue 3 fois

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