J'ai honte de dire que je trouve ce livre ennuyeux comme la pluie. Zut zut zut ! j’aimerais bien en profiter mais je ne vois pas en quoi ça peut être drôle. La narration d’une voix monocorde ou désincarnée, comme c’était à la mode dans les années 70 (avec le phrasé soporifique de jp léaud au cinéma, l’écriture blanche de Marguerite Duras, ou même avant ça le début de L’Etranger de camus) ; des descriptions « naturalistes » de détails inutiles, ça me noie -j’ai besoin au moins d’un but, un dessein narratif. On est saisi du même bâillement qu’à l’époque où on nous faisait lire au bahut la description de la tomate chez Robbe-Grillet. Voir la scène des yeux de la mouche me donne juste un bourdonnement d’oreille, ça ne déclenche aucune épiphanie philosophique hélas. C’est « emmerdatoire » comme disait Marcel Duchamp devant une expo de Buren. C’est comme de tomber en 1ère partie de concert sur Déserts, de Varèse, ouïe quel piège ! ça fait mal aux oreilles. Ah la vache ! vraiment, malgré tous mes efforts pour m’ouvrir l’esprit, je suis, reste et signe : l’indécrottable inculte !