J'ai particulièrement aimé cette lecture. Pour m'amuser et vous donner (je l'espère) envie de le lire aussi, j'ai écrit une lettre à l'un des personnages, et non des moindres, de Célestopol.
Cher Duc Nikolaï,
Je me permets cette missive, que vous ne recevrez probablement jamais, suite à ma lecture de nouvelles de votre ville.
Mais, et ce sera ma première question, êtes-vous toujours aussi certain que Célestopol soit votre ville ? En effet, si vous vous penchiez un tant soit peu sur ce qui se passe dans les rues, vous ne pourriez qu'être de mon avis : Célestopol appartient aux petites mains qui la font tourner. Du barrage de sélénium, aux mécaniciens de l'ombre, en passant par ces automates, que l'on veut à notre image mais sans nos émotions.
Voilà longtemps que Célestopol vous échappe. Tout comme le temps que vous croyez garder pour vous.
Cher Duc, ne croyez pas surtout que je nourris de la haine à votre égard. De bien des manières, j'ai ressenti de la peine pour vous. Les nouvelles lues ne parlent parfois même pas de vous. Il y a certaines magies au cœur de Célestopol que vous-même ne soupçonnez pas. Au passage, vous saluerez Wojtek et Arnrún de ma part.
Enfin, soyons honnêtes l'un envers l'autre. Tout cela n'est qu'un jeu pour vous, n'est-ce pas ? La chambre d'ambre cachée, laisser les gens de votre peuple disparaître dans la brume ou aux abords de la face noire de la Lune, passer un pacte avec Baba-Yaga... Et j'en passe ! Oh oui, cela vous amuse.
Votre sourire en coin le dit. Mais vos yeux éteints ne se souviennent que d'Anastasia. Le reste ne vit pas.
Cher Duc, que s'est-il passé en 1922 ? Non. Ne me dites rien. J'ai vu passer d'autres nouvelles spécifiquement sur cette année. Je vais tâcher de comprendre par moi-même.
Un conseil, cependant, un seul. Faites comme les automates et essayez donc de retrouver un peu de votre humanité.
Bien à vous,
L. Agostini.