J’avais plutôt bien aimé « La Fille du Train » de Paula Hawkins qui avait fait le boulot sur une plage grecque d’un mois de septembre finissant, même si ok on peut trouver à redire sur la fin.
Plutôt par hasard, j'ai lu les deux suivants ces derniers mois. Hé bien disons le, cette auteure à quelque-chose. On n’en fera sans doute pas un prix Nobel ni un Booker Prize, mais elle sort quand même de la mêlée de tous les auteurs de polar que je peux lire, qui trouvent de bons pitchs mais ne savent ni les mener ni les conclure (« Ciel ! l’assassin était mon frère jumeau que je n’ai jamais connu et que je découvre à 12 pages de la fin du roman! ». Franck Thilliez si tu nous lis). C’est plutôt bien écrit et bien mené, jamais vraiment extravagant pour un sou.
Que ce soit « Au Fond De L’Eau » (l’histoire d’une rivière aux suicidés où la sœur de l’héroïne trouve la mort. Un polar sur fond de nostalgie, de souvenirs et de secrets de villages perdus) ou le dernier « Celle Qui Brûle » (un jeune homme est retrouvé mort sur sa péniche sur la Tamise, quelques semaines après le décès de sa mère. Coïncidence ? Peut-être), ce sont des histoires finalement « banales » avec des gens normaux qui pètent un câble à un moment donné, mais qui tiennent la route. C’est assez prenant sans être un page turner (il n’y pas de surenchère débile) avec une Paula Hawkins qui mène bien sa barque, en éclairant petit à petit l’image globale
Bref, c’est pas de la très grande littérature, mais de la bonne.