Si j’ai adoré les deux livres de Guillaume Sire que j’ai lus jusqu’à présent au point de me jeter sur Chante Méchante le jour de sa sortie, faisant de cet ouvrage le starter de ma Rentrée Littéraire 2026 (ce qui n’est jamais, pour moi, un acte anodin), je dois avouer que ce nouveau roman m’a terriblement décontenancé, ne retrouvant à l’intérieur de ce dernier rien de ce qui me plaisait jusqu’ici chez l’écrivain toulousain. C’est bien simple, le style est ici radicalement opposé de ce à quoi Guillaume Sire m’avait habitué : roman court et chapitres très courts.
Et le problème des romans courts est qu’ils ne laissent ni de place pour l’élaboration de personnages truculents ni de temps pour la mise en place d’une histoire riche, soit tout ce qui me plaisait dans les précédents livres de Guillaume Sire. Et si la conclusion de Chante Méchante est fine et intelligente, cette brièveté m’a malgré tout laissé sur ma faim.
Il y a un peu plus d’un an, je concluais ma critique des Contreforts de cette façon : « Je vais donc rapidement m’enivrer des précédentes productions de cet auteur fabuleux, en attendant qu’il nous offre un nouveau roman qui sera, je l’espère, tout aussi addictif que les deux plus récents. » Las ! de pouvoir addictif Chante Méchante en est dépourvu…