Chroniques galantes de prospérité et de décadence

Fiche technique

Auteur :

Ihara Saikaku
Genre : RomanDate de publication (pays d'origine) :

Traducteur :

Daniel Struve
Parution France : novembre 2006

Éditeur :

Éditions Philippe Picquier
ISBN : 9782877309042, 9782877309042

Résumé : Dans le Japon pacifié du XVIIe siècle, l'expérience de l'inconstance ne se fait plus sur les champs de bataille, mais dans l'arène de la vie économique. Ou encore, dans les quartiers de plaisir des grandes métropoles Kyoto, Edo et Osaka. Les nouveaux riches qui y tiennent le haut du pavé viennent là s'initier aux subtilités du code amoureux et de la galanterie, et y abandonnent leur fortune. Dans cet espace ludique où se relâche la morale imposée par les militaires confucéens au pouvoir, se croisent courtisanes, amuseurs professionnels, clients de toutes conditions et de toutes provenances. La fête y est quotidienne, mais les réveils sont cruels. Les vingt-cinq nouvelles des Chroniques galantes de prospérité et de décadence racontent de l'intérieur les aventures tragi-comiques de ceux qui sont allés se prendre dans les rets des courtisanes. Quand ils ont perdu raison et fortune, il ne reste à ces amateurs de plaisir que leurs souvenirs, quelques misérables reliques et, parfois, une paradoxale sagesse.Extrait du livre :Une Jeune Pousse de daijin entre les branches d'un pinNoceur de naissanceIl met pour la première fois un chapeau tressé à la porte de TanbaL'argent sonnant et trébuchant des mauvais lieux de Gion dénonçait la méconnaissance des usages de tel qui le dépensait sans compter. Les pourboires distribués généreusement lors des parties de plaisir en annonçaient de plus maigres lorsque la gêne se ferait sentir. Qui connaît la prospérité finit par tomber dans l'indigence. Unissant indissolublement l'amour des courtisanes à celui des jeunes garçons, l'homme s'était fait une solide réputation de noceur et ne quittait guère les Berges de la partie est de la ville que pour Shimabara dans la partie ouest*. Grand champion de la prodigalité, il avait élu résidence dans la partie supérieure de la capitale et il y vivait, sans occup