Assez déçu par le livre. L'idée d'un monde post-apocalyptique ou subsiste des poches de connaissance plus ou moins indépendantes était alléchante mais n'est pas exploitée, ni d'un point de vue politique, ni d'un point de vue préservation de la connaissance, ni sur la difficulté de survivre sans technologie. Dans un monde effondré, sans pétrole ni internet, les protagonistes se déplacent en véhicule rapidement à travers tout le continent et sans aucune limitation, pas de problème d’énergie, ni de nourriture, ni d’accès aux médicaments ; on ne ressent quasiment aucune pression liée à l’apocalypse ! Le livre se résume à un road-trip rempli de fusillades sans grand rebondissements.
Les personnages sont caricaturaux et sans vrai profondeur (à l'expectation de l'Ardant). Le style est lourdingue, abusant de métaphores et descriptions plus ou moins vulgaire qui se répète beaucoup (au bout de la cinquième fois on a bien compris quel personnage est fou et quel personnage et badas) et qui nuisent à la lisibilité du récit. De plus, les allusions plus ou moins explicites au sexe n'apporte pas grand-chose (ok tout le monde semble bi-sexuel dans ce monde, so what?).
La seule idée intéressante et assez bien traitée à mon sens, est l'humain formaté qui se débat avec son conditionnement une fois sorti du système ; ce qui donne un personnage assez complexe et intéressant. Cependant son coté super héros ayant une multitude de capacités très diverses et supérieure aux autres humains, qui se révèle au fur et à mesure de l'histoire, donne un sentiment de "ta gueule c'est magique" un peu paresseux. De plus cet axe du récit n’a pas vraiment de synergie avec le reste d'un monde post-apocalyptique incohérent et aurait pu être traiter dans un autre univers ou il y aurait eu plus d’accroche.