Le cœur du récit se situe entre la bataille de Little Big horn et les années 1930. Quelques filaments autour, avant, après. Au travers du regard d'un personnage principal on suit des enchevêtrements de rêves, de visions, d'évènements, de péripéties. L'ensemble est particulièrement bien documenté. Il y a incontestablement du talent. Quand je dis talent ça pourrait laisse croire que je suis capable de le repérer ou de l'apprécier. En fait, je devrais dire magie ou quelque chose de magique. Quelque chose qui m'échappe mais produit son effet. Sans cette dimension, cette volonté de l'auteur d'être quasi-exhaustif deviendrait ennuyeuse ou exaspérante. Mais on ne cesse d'échapper au réel dans cette histoire. Les rêves et visions tissent un lien. Un lien fort et solide. On voyage dans ce récit sur le dos du corbeau. On tient finalement la position du corbeau.