Les contes de Terremer est le 5ème opus du cycle éponyme et prend la forme de cinq nouvelles : Le Trouvier, Rosenoire et Diamant, Les os de la terre, Le grand marais, et enfin Libellule.
Ces récits plus ou moins courts furent l'occasion pour ULG de dialoguer avec le cadre de ses quatre romans précédents et de répondre à des questions qu'elle n'avait pas explorées.
A l'image des 4 romans de la série, elle y privilégie les descriptions naturelles et psychologiques par rapport à l'intrigue. C'est l'étude des personnages qui est censée nous guider dans une meilleure compréhension de son univers. Mis à part avec la dernière, Libellule, je n'ai pas trouvé mon compte dans ces récits un peu tristes, même si le format de "novella" les rend plus digestes que les romans.
Libellule, heureusement, nous présente de manière à la fois plus excitante et beaucoup plus lumineuse la trame "géopolitique" de Terremer, qui justifie la note que je donne à ce livre. Le lien entre dragons et humains s'y précise mieux que jamais et on peut enfin s'approprier le monde des mages de Roke. Ursula Le Guin écrit qu'il s'agit d'un pont entre Tehanu (le 4ème du cycle) et le 6ème, Le vent d'ailleurs : tout un programme pour ma prochaine lecture... Cette nouvelle est-elle également indispensable pour bien recevoir le dernier récit du cycle ?
Comme d'habitude, enfin, c'est dans la postface des Contes de Terremer que nous est réservé le morceau de roi. Ursula Le Guin y déploie une fois de plus la splendeur et la justesse de son analyse sur l'imaginaire et l'acte d'écriture. Une curiosité pour les amateurs du cycle.