Premier pavé littéraire de Fiodor Dostoïevski lu, non sans peine.
Car, oui, il a fallu m'accrocher pour aller jusqu'au bout, tant Crime Et Châtiment est long et lassant par les longs dialogues dans des scènes théâtrales orbitant autour du personnage de Raskolnikov qui, rongé, lesté moralement par son acte criminel, quand il ne passe pas son temps à se recroqueviller sur son lit dans sa minuscule chambre, déambule dans les rues et la plupart des établissements de la ville, cherchant à conjurer, ou plutôt fuir sa mauvaise conscience qui ne cesse de le mariner dans le jus de son lourd remords, tout en sondant aussi dans l'air des échos faisant allusion à son acte meurtrier dont personne ne connaît encore l'identité de l'assassin.
Plus qu'une lecture, c'est une épreuve avec toute une galerie de personnages, avant la délivrance finale autant pour le lecteur que pour le personnage central.