En vacances chez ma mère, errant devant sa bibliothèque, cette dernière me dit "lit ça, c'est vraiment bien".
Daddy, le nom ne m'inspire pas trop, la couverture non plus.
Mais les premières pages me transportent.
Nous suivons en pleine seconde guerre mondiale, Thomas aux noms de famille multiples et Grégor Laemmle aux nationalités multiples, dans une partie d'échec grandeur nature, du sud de la France jusqu'en Allemagne, en passant par la Corrèze, Grenoble, Lyon, la Suisse.
Ce sont deux personnes très intelligents malgré leur différence d'âge. Thomas n'a que 11 ans et a été formé depuis son plus jeune âge à la dissimulation, à la réflexion, à l'anticipation : c'est un petit génie qui a la capacité de retenir des codes de coordonnées bancaires sur un nombre incalculable de pages. Ce n'est donc pas réellement un jeune garçon que l'on découvre mais une redoutable personne d'un point de vue stratégique même si souvent, sa jeunesse le rend très sensible ce qui m'a très souvent touchée. Laemmle, lui, est missionné pour à attraper Thomas pour lui faire dire ces codes bancaires que réclame Hitler.
Chacun avance ses pions, reines, rois, cavaliers et anticipent la réaction de l'autre pour pouvoir à son tour soit attaquer, soit se retirer.
J'ai trouvé plutôt judicieux ce jeu du chat et de la souris surtout que lorsque j'ai prête à m'ennuyer est rentré dans la partie, Quaterman. Américain, il a été contacté par la mère de Thomas en lui disant qu'il en était le père et que son fils était en danger (écris un peu comme ça, ça tombe comme un cheveux sur la soupe mais ce n'est pas vraiment le cas lorsque l'on lit le livre). Son arrivée permet de relancer le jeu à sa façon : cette personne est moins dans la réflexion mais plus dans l'action. Elles sont souvent très héroïques et cela équilibre le roman.
J'ai trouvé ce livre bien maîtrisé où se succèdent des moments d'actions coupés de moments plus calmes mais nécessaires pour l'élaboration des stratégies.
La guerre qui est le fond, la ligne directrice, n'est en fait pas très présente, ce qui est à mon avis très bien pour cette histoire, car ça ne plombe pas l'atmosphère qui est déjà tendue.
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