Louise est la narratrice de ce roman et nous parle en essayant de le comprendre de la personnalité originale et bien dans son temps de son père. Paul est un looser magnifique, flamboyant, débordant d’idées souvent foireuses, orgueilleux mais dépendant du regard de ceux qu’il aime. Louise essaie de reconstituer le parcours de son père pour mieux le comprendre, pour mieux accepter ce qui s’est passé mais aussi tout ce qu’il lui a laissé, qu'il s'agisse des gestes du quotidien ou de son regard sur le monde.
Louise raconte cette vie de famille mais aussi les choses qu’on ne devrait ni dire, ni savoir. Pour cela, elle consulte les archives, les rapports de police… Mais, en premier lieu, il y a le souvenir vivant de son père, un père qui n’a jamais pris ses enfants pour des cons mais aura souvent oublié qu’ils étaient des enfants et de leur dire qu’il les aimait. Il y a certains récits types qui parlent de manière universelle et la beauté de ce roman est bien cette relation fille/père si forte et si distante à la fois qui se livre ici. Classique mais toujours émouvant.