Les ailes (et le souffle) coupés.
Des nouvelles. Des histoires de tous les jours où la grisaille enveloppe les personnages. C'est triste mais absolument pas pathos ou mélodramatique. C'est d'une justesse sur l'humanité, sur les peines, les douleurs, les impossibilités, les incompréhensions, qui m'a touchée-coulée-enpleindanslemille.
Écriture de la proximité, au cœur des sentiments et des pensées des personnages, retranscrits en quelques phrases concises et claires. Pas d'emphase, pas d'étalage. Lorrie Moore est dans le discours direct, la dissection du malaise, le diagnostic du trouble, l'analyse du doute. Et ses personnages sont toujours sur la ligne, la faille, sur le point de s'effondrer ou de s'accrocher.
J'étais immergée dans les méandres de ses histoires.
Car c'est dans l'affect qu'elle nous entraîne Lorrie Moore, qu'elle m'a entraîné. Où je l'ai suivie avec une douce mélancolie.
Une envie de relecture, rapidement.
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