Après la déception de "Les gens heureux lisent et boivent du café", je ne sais pas pourquoi j'ai persisté avec cette auteur. Enfin si, je sais : après avoir lu un livre en VO (léger certes, mais en espagnol), j'avais besoin d'une lecture facile, et celui-là m'attendait dans ma liseuse. Au final, j'y ai retrouvé quasiment tous les défauts de "Les gens...", donc je crois que je vais limiter les dégâts et m'arrêter-là.


"Désolée, je suis attendue" est l'histoire d'une femme, Yaël, qui ne vit que pour son travail, et a laissé de côté sa famille et ses amis. Une espèce de burn-out professionnel, ainsi que les retrouvailles avec un vieil ami perdu de vue, lui font réaliser qu'il n'y a pas que le travail dans la vie.


Comme dans "Les gens...", c'est une bluette sans surprise, et les clichés ne manquent pas. Une fois les personnages présentés, on sait avec qui Yaël vivra son histoire d'amour impossible (SPOILER ne vous inquiétez pas, tout s'arrange à la fin).


Comme dans "Les gens...", l'héroïne est assez antipathique (mais c'est parce qu'elle a vécu des trucs durs, m'voyez). Les personnages secondaires m'ont paru un peu plus développés, même si chacun est réduit à un trait de caractère (Alice la douce, Adrien le blagueur relou...).


Comme dans "Les gens...", l'écriture n'est pas transcendante, voire très simpliste. A certains moments j'ai cru lire EnjoyPhoenix : "Ensuite, le maquillage : d'abord l'application de ma crème de jour, suivie du fond de teint et de la Terracotta pour matifier mon visage toute la journée". Merci pour les conseils !
Sur le même thème, le name-dropping de marques à tout va m'a vraiment gênée : ok, je vois l'intérêt de parler des Persol ou de l'iphone d'un personnage pour le présenter, ça traduit des choses sur son caractère, son milieu etc. Mais ensuite on peut dire lunettes et téléphone, ça fera moins réclame.


C'est donc un roman de gare, qui se lit vite et s'oublie aussitôt. Amis de la belle prose, passez votre chemin. En revanche, si vous cherchez une alternative au téléfilm de l'après-midi, pourquoi pas.

errazuriz
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le 19 août 2016

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