Au moins, contrairement à World War Z, j'ai réussi à le finir. Mais ça n'en fera certainement pas une lecture marquante, loin de là !
Le style de Max Brooks me fait littéralement chier, c'était déjà le cas avec son prétendu chef-d’œuvre sur les zombies, mais là au moins c'est acté et définitif. Tout dans ce bouquin pue la connerie, que ce soit dans l'ennui qui émaille tel un fil rouge la lecture, dans le style journal intime/reportage/interview qui flingue le rythme, dans le wokisme lancinant (ah bah oui, les protagonistes ont beau n'être qu'une dizaine, il fallait forcément dans le lot un couple de lesbiennes et une meuf badass qui prend le temps de prier "Allah ouakbar" entre deux attaques), et puis évidemment un personnage principal féminin (sinon c'est pas assez 2020) au charisme de fruit de mer. On a même droit à un paragraphe entier, complètement hors-sujet, qui fait office de pamphlet anti-capitaliste et anti-guerre, merci l'ami, c'est exactement ce qu'on attend d'un livre comme ça.
Tout ce joyeux bordel est censé, rappelons-le, nous imprégner d'épouvante pure, le Sasquatch représentant une des peurs les plus ancestrales, la créature des forêts qui effraye les campeurs du monde entier, de l'Amérique à l'Asie, et au final, on se fait chier comme jamais, super !
J'ai essayé quatre fois de lire World War Z, sans jamais réussir à dépasser ne serait-ce que la moitié du bouquin tellement ça m'emmerdait, et j'ai quand même tenté son nouveau roman, histoire de lui laisser une nouvelle chance (on pourra pas dire que j'ai pas essayé), mais non, définitivement, Max Brooks c'est pas ma tasse de thé. Tant mieux si ses nombreux fans s'éclatent à le lire mais pour ce qui est de l'épouvante littéraire que je recherchais, c'est un échec total, et on ne m'y reprendra plus.