Échapées se trouve dans la catégorie des romans – un de plus – que je n’aurais pas lus si je n’étais pas allé à Livres dans la boucle cette année, et surtout si ma bien-aimée n’avait pas fait preuve de plus de curiosité que moi en prenant le temps de faire minutieusement le tour des auteur(e)s présent(e)s, connu(e)s ou pas. Ainsi, après un échange avec la primo-romancière Manon Jouniaux à sa table, elle est repartie avec le roman de la jeune femme sous le bras, roman que je me suis empressé de lui emprunter afin de le lire. Et il faut bien avouer qu’elle a encore eu le nez creux !
Car le roman de Manon Jouniaux transpire la maturité, ce qui mérite d’être souligné, cela n’étant pas une constante chez tous les primo-romanciers. Quelle maîtrise, ici ! J’ai progressé dans le récit avec délectation, me suis perdu avec ravissement dans l’onirisme des phrases, et suivi l’histoire de ces femmes émancipées avec délice. Bravo Manon, et vivement la suite !