Premier roman de Nelly Chadour, Espérer le Soleil est une uchronie fantastique qui nous plonge en 1951 dans un Londres tentant doucement de se remettre de la 2ème guerre mondiale.
Vont se croiser plusieurs personnages, et s’entrechoquer plusieurs destins : celui de Gwen Dryland et de ses frères, riches héritiers d’une grande famille d’industriels de Londres ; celui d'Arthur Smitty, photographe américain ; ou Jaine Hawkins, chef de gang au passé de résistant espagnol ; Sathinder jeune ado indienne qui vient de perdre sa mère…
Coté fantastique on y trouve des vampires, des spectres et des déités indiennes… Ça parait chaotique comme cocktail mais ça se tient très bien ! C'est savoureux.
L’univers est bien dépeint, on sent l’humidité, le souffre, le manque de lumière dans ce Londres post guerre ; et l’espoir aussi qui habite chaque personnage.
J'ai apprécié la touche d'humour qui arrive quand on ne s'y attend pas, les protagonistes féminins : des femmes (ou jeunes filles) résilientes et charismatiques.
J’ai aimé découvrir les personnages, par petits bouts, tout au long du récit ; on les découvre par des flashback où nous sont dévoilés des aspects de leur personnalité ou des moments de leur passé.
La narration se fait en plusieurs petits chapitres, on passe d’un personnage à un autre assez vite, sans pour autant se perdre dans une histoire à plusieurs intrigues.
Espérer le Soleil est un roman qui se lit bien, l’histoire est prenante.
Pour émettre un "bémol" : son point faible - qui est peut-être aussi son point fort - c'est le nombre de personnages et les intrigues mises en place. Parfois, on a l’impression qu’une d’entre elles nous échappe (et à l’auteure aussi ?), que l'une a été délaissé un peu en chemin, c'est un peu frustrant.
On peut avoir le sentiment qu’il y en a trop... ou pas assez.