Je trouve deux avantages à ce livre : il est court avec des chapitres courts et il a une jolie écriture.
Mélangeant les deux, on se laisse porter : l’écriture est fluide, presque poétique, parfois imagée, avec des phrases qui sonnent bien, des idées qui ont leur petite beauté, une vision de la vie qui est assez douce, même avec l’approche de la mort…
Et puis l’alternance narrative épistolaire est sympa à suivre, découvrir le lien qui unit ces deux femmes…
C’est d’ailleurs ce qui aurait dû suffire : ce passé, avec les lettres de Faye ; ce présent, avec Anouk qui tente de la comprendre…
Parler de l’acceptation de la mort, la vie après celle-ci.
Mais non, le livre veut aller plus loin avec du mystère ici et là.
Dans la vie de Faye, une rencontre amoureuse avec une autre femme, un mystère autour de son second fils, un voisin chelou, un premier fils qui sait des choses, un type sur internet qui enquête, Anouk qui vient pour découvrir quelque chose et Jack paraît parfois presque dangereux…
Trop bien ?
Ben non, trop tout court.
Le voisin chelou ne sert à rien, le premier fils qui sait des choses n’en fait rien, le type sur internet est inutile, on ne sait pas totalement qui mène à quoi puisqu’on n’arrive pas à grand-chose, Anouk ne découvre finalement rien (si, le final, mais on lui apporte une lettre qu’on aurait pu lui donner n’importe où et n’importe quand) et Jack est juste tout mou…
Quant au mystère du second fils, le temps que l’explication arrive, j’avais été bien plus loin à imaginer des choses bien plus folles et j’ai finalement été un peu déçu par la résolution.
Reste cette jolie correspondance entre les deux femmes, qui est finalement unilatérale puisqu’on n’a jamais les réponses d’Anouk à Faye, mais qui permet de développer un style léger et pas désagréable.