S'il y a bien une chose que Parker n'aime pas, c'est se faire doubler. Ses ex-collègues vont en faire la regrettable expérience pendant cette nouvelle aventure du redoutable cambrioleur créé par Richard Stark (alias pour Donald Westlake).
L'originalité dans ce nouvel opus, c'est d'avoir un examen des méthodes employées par Parker pour se refaire une santé financière. Fluide et sans fioriture, nous suivons le braqueur se forger un nouvelle identité et un nouveau compte en banque approvisionné. Une belle manière pour Stark d'initier le lecteur à l'intelligence de son anti-héros.
L'autre point positif consiste à revoir les canevas à l'œuvre sur Comeback et Backflash. Par une habile chambardement des règles en vigueur, Stark change le rôle de Parker lors du braquage autour duquel toute l'histoire tourne. Et ne manque pas d'offrir quelques rebondissements à l'affaire. Notamment par le biais de Leslie, personnage secondaire humanisant légèrement Parker.
Là où je suis moins convaincu, c'est au niveau du rythme. Flashfire me semble un peu moins concentré que les deux précédents volets et sa lecture se fait de manière moins passionnée. La faute également à une ou deux invraisemblances assez grosses pour faire tiquer.
Cela n'empêche évidemment pas d'y prendre du plaisir, notamment dans sa dernière partie au cordeau. Puis la peinture au vitriol de la caste aisé et oisive de Palm Beach vaut son pesant d'or. Moins prenant mais cela reste du polar bien mené et rehaussé par l'écriture toujours savoureuse de Richard Stark.