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drame familial
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le 17 août 2024
J’irais pas jusqu’à dire que c’est un livre policier, plutôt une histoire qui suit les retrouvailles de deux frères, Léonard et Jorge (la réécriture du prénom pour dire que c’est une allusion à Des souris et des hommes sans le dire est un peu nulle), l’un costaud et un peu limité mentalement, l’autre futé mais désillusionné.
Il y a une dimension policière au bouquin qui impacte leur vie sans néanmoins être le cœur de l’histoire ou l’intérêt premier à y trouver.
C’était un peu long.
Surtout parce que j’ai l’habitude de lire du Giebel donc je me doutais de ce qui allait suivre. La collection d’évènements qui allait venir abattre un peu plus les frères pour finir sur une fin « dommage ». Pas dommage parce que décevante, dommage parce que frustrante. Dommage parce que – comme souvent de mémoire – ça finit avec les personnages principaux qui n’auront jamais eu accès à certaines informations qui auraient pu les aider à mieux finir/choisir/savoir. Cette information de dernière minute qui n’arrive jamais et les pousse à prendre des décisions tristes et déprimantes quand nous en tant que lecteurs on sait que ça ne tenait à pas grand-chose qu’il en soit autrement.
De manière plus spoilée. La mère biologique de Léonard, après avoir connu l’Enfer et s’être enfin échappée ne connaîtra jamais son fils. Léonard ne connaîtra jamais sa mère biologique, ce qu’elle a vécu, d’où il vient. Jorge ne saura jamais qu’il a été innocenté du meurtre pour lequel il avait été condamné ni le nouveau dont on l’accusait. Il ne verra jamais tous ceux qui l’accablaient être confrontés eux aussi à la vérité et avoir honte ou s’excuser auprès de lui. Leur mère (biologique pour l’un, adoptive pour l’autre) ne connaîtra jamais la joie de vivre avec eux deux et de savoir l’un de ses fils lavé de tout soupçon.
Du gâchis et en même temps le final des deux frères est plutôt beau bien qu’un peu trop stylé pour être convaincant.
Tout du long de la lecture je trouvais ça un peu lourd moralement. Ça nécessite de mieux choisir quand on s’y attaque selon moi. Du coup parfois je reprenais en me disant : « 500 pages restantes pour encore noircir le tableau, let’s go » et en même temps je serais allée plus loin dans le final en le faisant plus rageant. Qu’ils meurent sans avoir l’apaisement de se dire qu’ils étaient à deux dans un endroit qui leur était cher et lourd de sens. Mon côté un peu sadique, quitte à aller dans le banalement triste qu’on y aille à fond.
En plus de retrouver chez l'auteure cette mécanique de spirale infernale avec fin rageante j’ai aussi apprécié retrouver la manière intrigante dont les choses sont amenées. Le fait que Jorge soit appelé Mathieu au départ pour qu’on ne fasse pas immédiatement le lien entre les deux personnages ; le traitement d’Angélique en parallèle et son rôle dans le schéma familial ; la cavale des frères ; l’accélération de l’enquête sur Lola quand Angélique est retrouvée. C’était stimulant.
J’ai été moins convaincue par le passage en prison de Léonard et l’agression dont il a été victime peu avant que je trouvais particulièrement violente pour pas grand-chose vu comme le sujet n’est pas revenu. Fallait bien la menace du retour en prison mais ça faisait beaucoup d’évènements en un mois d’incarcération (après je connais pas le milieu et ne veut pas le connaître donc qui sait ?).
Les chapitres courts faisaient que ça se lisait quand même bien. Quand la fin approchait j’étais tellement à fond que je n’ai pas lâché le livre, hyper efficace.
Ah et donc Glen Affric c’est en Ecosse. J’avoue que lorsque j’ai vu qu’un des personnages principaux était limité mentalement je pensais qu’il avait mal écrit « Afrique ».
Créée
le 13 oct. 2024
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