Ou le fascisme d'un minuscule, aurait pu gloser Leiris.
On pourrait faire de Graal une critique lapidaire en réaction à la production d'une petite chiure de 60 pages voulant éperdument attraper le chaland par une apologie de la pédophilie et de la race blanche, à la rédaction inspirée par la pornographie de l'inceste étasunienne.
Mais Sollers ne parvient même pas en dépit de ce fond à exister jusque-là. C'est un livre qui, cherchant à susciter ma colère, ne sera parvenu qu'à me faire éprouver pour son auteur et pour toute sa droite atlantiste une immense pitié.
J'ai lu ça en quelques dizaines de minutes dans un bain chaud, en sirotant un café à la vanille et en laissant tourner en fond Pete Rock, Nujabes, Gang Starr, ATCQ, le East Flatbush Project.
Je souhaite à quiconque lit cette non-note sur un non-livre un bain chaud, un café et du jazz rap.