Dernier tome de la série que l’on ne présente plus, Harry Potter et les reliques de la mort est un livre des plus inégal, bien que les qualités « émotives » du livre soit là et que le passé de Dumbledore - révélé par la Gazette qui prend toujours un malin plaisir pour le rouler dans la boue - sa désacralisation et les doutes d’Harry envers celui-ci sont très réussi, le livre est mal construit et mes dix doigts ne suffisent pas à compter les moments où je me suis dit : « Pardon ?! Est-ce une blague? ». Voici une liste exhaustive de ces moments :
- Le camping qui provoque un grand ralentissement dans l'intrigue en plein milieu du livre avec un chapitre entier, inutile par excellence, dans lequel le trio écoute ce que disent cinq campeurs en fuite.
- Dawlish, alias le type nul que les mangemorts envoient contre les gentils comme ça ils sont sûr de pouvoir leur échapper.
- Voldemort qui est plus nerveux que jamais (il ne pique que des crises).
- Harry qui ne pense pas à appeler Kreattur dans la cave des Malefoy (bon cet elfe était peut-être coincé avec des mangemorts mais qui ne tente rien n’a rien, non ?).
- Les reliques de la mort qui sont parachutées et la baguette de sureau est juste un prétexte pour faire survivre Harry et mourir Voldemort.
- On oublie en plein milieu du livre les horcruxes pour les reliques de la mort.
- On oublie les reliques à la fin du livre pour les horcruxes.
- Un horcruxe détruit en 30 chapitres, 4 en un seul chapitre.
- Les évènements s’enchainent vraiment trop vite et brutalement après le cambriolage de gringotts, il valait mieux un livre de 1000 pages (comme l'Ordre du Phénix qui ne les mérite pas) pour poser l'action et l'intrigue.
- La bataille de Poudlard est brouillone et mal écrite.
- Voldemort qui pense qu'en dehors de lui personne n'a découvert la Salle sur Demande alors qu'il y a des milliers d'objet en son sein.
- Crabbe qui lance un sort destructeur d’horcruxe.
- Ron qui parle le fourchelang. Sérieusement, elle n'aurait pas pu tout simplement faire ouvrir l'accés de la chambre par Harry? C'est difficile de marcher?
- Harry meurt, Harry ressuscite (Pardon?! C'est vraiment un retournement de situation médiocre).
- Voldemort, le plus grand mage noir de tous les temps, meurt à cause d’un minable Experlliarmus et car il n’est pas le maitre de la baguette de sureau.
- Les personnages qui accourent vers Harry quand il a vaincu Voldemort : "Puis tous les Weasley ET Hagrid ET Kinglsey ET McGonagall ET Flitwick ET Chourave" (Cette syntaxe! Mes yeux!!!).
- La fin tirée par les cheveux et qui sent bon le remaniement éditorial.
- Harry n’aura appris que deux sort en sept années : Stupefix ! Experlliarmus !
- On passe a l'épilogue cinq pages aprés que Voldemort meurt, on ne sait pas ce qui se passe pendant les 19 ans qui séparent le dernier chapitre de l'épilogue.
- L’épilogue digne d’une fan-fiction (Albus Severus : Mon Dieu...), les enfants d’Harry sont les réceptacles de leurs défunts proches (au niveau des noms).
J'ai tout de même beaucoup apprécié l'ambiance très sombre du livre avec un nombre incroyablement élevé de mort qui fend le coeur du lecteur vu que cela touche les personnages auxquels ont s'est attaché depuis plusieurs tomes, la quête des horcruxes parait irréalisable et désespérée tellement Voldemort est puissant (c'est le premier ministre après tout) et chaque sortie du trio de leur cachette vire à la catastrophe. La cruauté de Voldemort n'a aucune limite, il tue quiconque se met en travers de son chemin et va même jusqu'à tuer toute une famille simplement parce qu'elle ne savait pas où se trouvait Gregorovitch ou massacre toute une salle car on lui annonce le vol de la coupe de Poufsouffle. La vie dans la clandestinité est difficilement vivable et les pensées d'Harry sont très agréables à lire et j'ai bien aimé certains détails que j'ai remarqués à la relecture (Harry anxieux a l'idée qu'Hermione lui parle du chapitre sur lui et Dumbledore dans le livre de Rita Skeeter). Les détails ont toujours fait la force de la saga. Le livre a également un coté épique, notamment la fuite du trio lors de l'infiltration au ministère, quand Harry et Hermione échappent in extrémis à Voldemort à Godric's Hollow, le récit de la nuit de la mort des parents d'Harry, et il y en a plein d'autres.
C'est donc un livre décevant sur bien des aspects malgré ses qualités (le passé de Severus Rogue, la mise en abime avec le premier livre, quand Harry retourne dans la foret ou encore le chapitre avec Bathilda qui est digne d'un thriller - avec l'arrivée de Voldemort qui donne des frissons) qui sont noyées sous les défauts du livre cités ci-dessus. Bref, un beau pétard mouillé, c’est vraiment dommage.