Il s’agit du premier roman de l’auteur. Pour ma part, je ne suis pas fan des histoires dans lesquelles elle met en scène deux personnages qui se donnent la réplique, la quasi totalité (ou la totalité comme dans Péplum) de l’histoire ne constituant qu’un dialogue. Il y’a toujours l’un des deux personnages qui est « savant » ou se considère comme tel, j’ai souvent l’impression que l’auteur s’attribue l’un des rôles dans l’échange, ce qui me dérange lorsqu’il s’agit d’une histoire indépendante des épisodes de sa vie qu’elle raconte dans certains de ses romans.
De plus, si elle est indéniablement une femme de lettres, dans ce livre (dans d’autres parmi son œuvre), elle ressent le besoin de systématiquement préciser la figure de style, l’adjectif dont il est question (métaphore, sophisme, et autre ) dans sa réplique. Si l’un des personnages fini sa tirade, l’autre lui répond en définissant le procédé linguistique qu’il a utilisé. Parce que c’est très fréquent, j’ai trouvé ça désagréable.
Pour autant, j’aime la plume et l’esprit de cet auteur et j’ai préféré d’autres livres comme Métaphysique des tubes, stupeurs et tremblements ou même barbe bleue, j’ai détesté « Péplum » .
Je trouve tout de même incroyable qu’elle ait pu écrire un tel livre aussi jeune, car il reste bien construit. Les dialogues sont toutefois trop longs …
Ici vous pouvez spoiler !
D’ailleurs j’ai préféré l’histoire à l’intérieur de l’histoire (celle du personnage principal) que l’histoire en elle même (constituée des échanges seulement). Je n’ai pas aimé la fin, les dernières pensées et paroles du personnage principal. Ça m’a donné l’impression que ça n’était pas à sa place; qu’il fallait motiver la fin que l’auteur souhaitait donner à son personnage, raison pour laquelle ses sentiments changent du tout en tout …
Je recommande quand même car c’est un bon auteur, lire plusieurs livres d’elle permet d’avoir une vision plus large de son style, les histoires étant parfois très différentes les unes des autres.