Kari Voss, experte en langage corporel, collabore avec la police d'Oslo. Son fils, Vetle, a disparu il y a sept ans. Elle devra affronter son passé lorsque deux adolescentes qu'elle connaissait sont assassinées et qu'un jeune homme est accusé de ces meurtres.
Le récit s'ouvre sur la disparition de son fils, un passage que j'ai apprécié. Ensuite, on plonge dans l'enquête, on découvre les différents protagonistes. Les chapitres sont courts, ponctués de nombreux dialogues, ce qui rend la lecture fluide. Cependant, je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages, qui manquent de profondeur. L'identité du coupable ne réserve guère de surprises (même si les motivations m'ont laissée perplexe). Kari Voss, surnommée le détecteur de mensonges humains, est sans doute le personnage le plus intéressant. Elle se dresse contre tous, frappe à toutes les portes sans vraiment mesurer les conséquences, ne sollicite ni ses collègues ni ses amis pour se protéger, et n'hésite pas à jouer des coups bas, y compris envers la police. De plus, souffrant de pertes de mémoire, elle prend des risques encore plus grands, mais peu importe : elle est prête à tout pour prouver qu'elle a raison et défendre l'innocence du présumé coupable (on approuve ou pas selon de quel côté on se situe). Bref, elle ne craint rien. Plus sérieusement, j'ai trouvé son analyse du langage corporel instructif, tout comme l'intrigue autour de son fils : mort, disparu ou enlevé (il faut lire le livre pour le savoir). Bien sûr, comme il s'agit du tome 1, l'enquête est bouclée, mais la fin reste en suspens, avec une dernière phrase qui donne envie (ou pas) de se plonger dans le tome 2. À lire au frais, en pleine canicule.