Quand on pense encore à un livre, plus d'un mois après l'avoir lu.

A travers des lettres qu'elle adresse au père de Kevin, Eva essaie de retracer –et comprendre ? - l'itinéraire de son fils aîné, avant même sa conception et jusqu'à ce JEUDI fatal.

Dès les premières lignes, on devine ce qu'il s'est passé ce fameux JEUDI.
Mais à l'approche des dernières pages, alors que Lionel Shriver nous pousse à explorer l'impensable, l'estomac se noue et la chute reste d'une violence inouïe.

500 pages, et pas une de trop pour appréhender la lente montée en tension d'un caractère meurtrier, et la descente aux enfers de toute une famille.
Les lettres d'Eva qui défilent, ses paroles, et nous. Qui nous retrouvons muets.

J'ai pensé à ce livre, à cette vie, à son final chaque matin en me réveillant, bien longtemps après l'avoir refermé. Une véritable claque psychologique et encore plus littéraire, sur laquelle il semble bien difficile - et vain - de poser nos mots.


J'ai lu plus tard d'autres livres de Lionel Shriver, mais lorsque l'on écrit un premier roman comme celui-ci, je suppose qu'il est difficile de s'en relever.
Comme il est difficile pour le lecteur de tourner la page, et d'en entamer un autre.



inimay
10
Écrit par

Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à sa liste

Créée

le 10 oct. 2011

Critique lue 1.6K fois

inimay

Écrit par

Critique lue 1.6K fois

8

D'autres avis sur Il faut qu'on parle de Kévin

Il faut qu'on parle de Kévin

Il faut qu'on parle de Kévin

10

inimay

46 critiques

Quand on pense encore à un livre, plus d'un mois après l'avoir lu.

A travers des lettres qu'elle adresse au père de Kevin, Eva essaie de retracer –et comprendre ? - l'itinéraire de son fils aîné, avant même sa conception et jusqu'à ce JEUDI...

le 10 oct. 2011

Il faut qu'on parle de Kévin

Il faut qu'on parle de Kévin

7

Queenie

506 critiques

La Grande Question.

Points étonnants et culottés de ce bouquin : tout est vu du point de vue de la mère, qui écrit à son (ex)mari. Hyper subjectif. Avec ce regard froid, qui cisèle, ne prend aucun détour. Et qui accuse,...

le 28 oct. 2013

Il faut qu'on parle de Kévin

Il faut qu'on parle de Kévin

9

Samskeyti

532 critiques

Critique de Il faut qu'on parle de Kévin par Samskeyti

/!\ Risques de spoil /!\ Ce livre m'a beaucoup plu parce que je l'ai trouvé extrêmement touchant. Il m'a plus donné l'impression de lire un journal intime tellement les lettres adressées à son...

le 15 juil. 2014

Du même critique

Les Mains sales

Les Mains sales

9

inimay

46 critiques

Quand on aime les cas de conscience

Cette pièce écrite en 1948 est une excellente démonstration du théâtre de situation. Ici, le lecteur est engagé et doit faire le même choix que Hugo : faut-il tuer Hoederer, et ainsi condamner sa...

le 28 août 2011

Les Mouches

Les Mouches

7

inimay

46 critiques

Quand on parle de liberté

Dans Les Mouches, Sartre réécrit la tragédie grecque, où les héros font l'apprentissage de leur liberté, s'inspirant pour cela du mythe d'Oreste. Oreste est un jeune homme lorsque Agamemnon est...

le 28 août 2011

Sister, Sister

Sister, Sister

7

inimay

46 critiques

Quand moi j'aimais bien et vous vous détestiez

Les challenges ne me font pas peur, me voilà désormais en train de défendre une série à 3,1 de moyenne sur sens critique. Cette journée est décidemment placée sous le signe de l'incompréhension ...

le 7 oct. 2011