Exbrayat c’est définitivement terminé pour moi. Ma mère m’avait garanti que celui-ci était bien plus hilarant que Félicité de la Croix-Rousse mais, non seulement je me suis ennuyée, mais en plus j’ai galéré à le terminer.
Dans le petit village sans histoire de Callander en Ecosse où elle a grandi, Imogène revient s’installer pour sa retraite. Malheureusement elle a laissé un mauvais souvenir de ses dernières visites et deux partis se créent autour d’elle. Alors qu’elle n’aspire qu’au repos, voilà qu’un meurtre a lieu !
En dehors d’une scène véritablement drôle, j’ai trouvé l’ensemble pesant et poussif. Il me semble que le comportement cliché de l’ensemble des personnages entraîne une répétition incessante des mêmes gags (lesquels ne m’ont déjà pas fait rire la première fois). Les personnages (déjà peu attachants) n’évoluent pas et on peine à s’intéresser à leur sort qui semble de toutes façons immuable. Pas certaine, qui plus est, qu’Exbrayat soit doté d’un très bon sens psychologique. L’intrigue policière est quant à elle assez classique, on devine bien assez rapidement le dénouement et l’identité du meurtrier, ce qui n’aide pas à estimer l’intellect de l’héroïne (qui est véritablement insupportable je dois dire). Et bien évidemment pas de bol pour lui de passer après Jeeves qui a su me convaincre que le roman humoristique fonctionnait sur moi !