Si le deuxième tome posait des bases de réflexion sur la condition des enfants, celui-ci est davantage concentré sur l'action ; de l'action qui se répand dans un joyeux bordel comme une vague indomptable pour proposer un final tumultueux. L'histoire s'assombrit encore (tant et si bien que les plus jeunes lecteurs pourraient s'en épouvanter – parents, soyez prévenus) et introduit Mesdames Horreur, Torture et leurs amies, cependant déguisées avec plus ou moins de réussite, dans un récit débordant d'originalité. Entre changements de perspective, souvenirs du temps passé et contes macabres, ce dernier volume conclut honnêtement une trilogie parmi les plus remarquables de notre époque (écris-je en lissant ma fausse barbe). Et visuellement impeccable.